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Signes avant-coureurs - Grèves générales contre la guerre

La confédération générale des syndicats renonce aux luttes sociales pendant la durée de la guerre.
Karl Liebknecht, député du Reichstag social-démocrate (SPD), se prononce en premier contre les crédits de guerre. Suite à cela, il est incorporé dans l'armée. Durant une permission à Berlin, il tient un discours contre la guerre le 1er Mai 1916.

Liebknecht est arrêté, accusé de haute trahison et condamné à une peine d'emprisonnement de 4 ans et un mois. Il devient alors le symbole du mouvement pacifiste. En juin 1916 éclate la première de trois grèves générales à caractère politique. Cette « grève de Liebknecht » de 1916 se limite à Berlin et éclate spontanément. Toutefois, ce sont les délégués syndicaux révolutionnaires de l'industrie d'armement qui contribuent clandestinement de façon décisive à son organisation.

Un opposant à la guerre des plus connus est Karl Liebknecht, il est emprisonné de 1916 à août 1918.
D'autres grèves générales se déroulent en avril 1917 et en janvier 1918. Les opposant(e)s à la guerre au sein du SPD fondent en avril 1917 l'USPD. Des délégués de l'USPD et des syndicats participent à la préparation des grèves. Leurs revendications principales portent (ce qui précède est au singulier dans l'original) sur l'arrêt de la guerre sans versement de réparations ni conquêtes territoriales, ainsi que sur la garantie d'approvisionnement en vivres.

La grève de janvier 1918 s'organise déjà à un niveau suprarégional et, dans beaucoup de villes, plus d'un million de personnes y participent. Beaucoup de grévistes sont incorporés de force et envoyés à la mort.
Une part grandissante de la population se détourne du système politique en place. Ainsi se prépare le terrain pour le soulèvement des ouvriers et des soldats de novembre 1918.
A Darmstadt, il n'y a aucune grève, mais le SPD, sous l'influence des grèves de janvier, organise une manifestation qui ne s'élève pas contre la politique de guerre du gouvernement, mais contre les vues nationalistes radicales du « Parti de la Patrie ».

« Le député au parlement impérial Heinrich Müller se distancie certes des mouvements de grève, mais déclare les comprendre. Une résolution finale est adoptée qui réaffirme avec force la solidarité avec les grévistes, dans le but d'obtenir une paix sans annexions, un approvisionnement abondant et la levée de l'état de siège. »

 

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