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Permanence d'un modèle allemand

Conséquences, impact sur le mouvement alsacien-mosellan

Né sous l'ère allemande le mouvement ouvrier alsacien-lorrain était bien intégré tant dans sa composante syndicale que politique au mouvement ouvrier allemand et représentait une force puissante notamment en terme d'adhérents. Une partie majoritaire de son encadrement était des vieux-allemands. La fin de la guerre et la révolution posèrent deux questions importantes.
Celle du rattachement à la France provoqua le départ volontaire ou forcé des militants vieux allemands et l'affaiblissement temporaire de la direction du mouvement. Une autre difficulté fut la faiblesse de la maitrise de la langue française des militants alsaciens restants pour véritablement prendre leur place dans le mouvement ouvrier français. L'autonomisme qui se développa ultérieurement y trouve ses racines.
La force respective de l'option réformiste et de l'option révolutionnaire prit une nouvelle dimension. L'aile droite du mouvement avait validé le soutien à la guerre et la prévalence du nationalisme. L'aile gauche s'opposa vigoureusement à la guerre et s'engageait pour une paix sans annexion. A travers le mouvement révolutionnaire elle se renforça notablement. Dans ce contexte une nouvelle génération de militants fit son expérience. Ils contribuèrent fortement à la naissance du parti communiste en 1920 pour laquelle les représentants de l'Alsace-Moselle votèrent à une forte majorité.

L'intégration à la CGT ne se fit pas sans garder les caractéristiques allemandes en particulier le lien à travers les militants entre l'organisation politique et l'organisation syndicale. La structure syndicale régionale (Alsace-Moselle), absente dans la structure CGT, subsista.

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